Jacques AMYOT

Humaniste, prélat et traducteur (1513 - 1593)

Jacques_Amyot_par_Léonard_Gaultier.jpgJacques AMYOT est né à MELUN le 30 octobre 1513. Bien qu'issu d'une famille modeste, il reçoit néanmoins une éducation très complète. Il parvient à se rendre à Paris suivre les cours du Collège de Navarre. Il y fait de brillantes études, de grec notamment, et est reçu maître es arts à dix-neuf ans. Il alla ensuite à Bourges étudier le droit civil. C'est dans cette ville que Jacques Collin, lecteur ordinaire du roi et abbé de Saint-Ambroise, lui fit obtenir sur recommandation de Marguerite de Navarre, sœur de François 1er, une chaire de grec et de latin dans l'Université.

Amyot, fut occupé pendant dix ou douze ans comme précepteur des neveux de Jacques Collin, puis des enfants de son beau-frère Bochetel, seigneur de Sacy et secrétaire du roi. Tout à la fois professeur et précepteur, Jacques n'en trouva pas moins le temps de traduire le roman grec de Théagène et Chariclée, et quelques vies des hommes illustres de Plutarque. Cette dernière traduction dédiée à François 1er fit tellement apprécier la connaissance d'Amyot de la langue grecque, que le prince lui ordonna de continuer le reste de l'ouvrage et lui donna pour récompense le bénéfice de l'abbaye de Bellozane en Normandie.

Il décide alors de se rendre en Italie pour étudier le texte de Plutarque conservé au Vatican. Il y est en contact avec l'influent cardinal de Tournon qui le charge en 1551 de porter au concile de Trente une lettre de Henri II contenant une protestation contre quelques décisions du concile. A son retour, le roi le nomma précepteur de ses deux fils, charge dont Amyot jouit jusqu'à la fin du règne de François II. C'est pendant cette période que le savant homme acheva sa traduction des Hommes illustres de Plutarque, et la dédia à Henri II. Il entreprit ensuite celle des Œuvres morales du même auteur qu'il acheva sous le règne de Charles IX monté sur le trône en 1560. Celui-ci, se souvenant de son ancien précepteur l'a nommé son grand-aumônier.

En 1571, le pape Pie V nomme Jacques Amyot évêque d'Auxerre. Son premier soin fut de réparer la cathédrale, de la purifier par une bénédiction nouvelle à cause des profanations que les huguenots y avaient commises, et de la fournir d'ornements et d'argenterie.

Le prélat fit de temps en temps des voyages à la cour où l'appelait sa dignité de grand-aumônier. Lorsqu'il se trouvait à Paris, il logeait dans l'enclos de l'hôpital des Quinze-Vingts où il avait un appartement à sa disposition. Il y assista à quelques sacres d'évêques, fut l'un des consécrateurs, le 22 juillet 1578, d'Arnaud Sorbin, évêque de Nevers, se trouva à Saint-Denis, en juin 1584, aux obsèques de François, duc d'Anjou, frère du roi Henri III, et, le 15 mai 1588, à l'âge de 75 ans, il rédigea aux Quinze-Vingts son testament qu'il fit certifier par deux notaires au Châtelet.

Sentant sa fin approcher, jacques Amyot eut recours aux sacrements de l'église et mourut le samedi 6 février 1593 à Auxerre en présence d'un grand nombre de prêtres et de fidèles. Comme il l'avait demandé dans son testament, il fut inhumé face au grand autel de la cathédrale, à côté du trône pontifical.

Il partagea ce qui lui restait de fortune entre Nicolas Amyot, son neveu, Jeanne Amyot, sa sœur et Jean Amyot, son frère. Il légua au grand hôpital d'Auxerre cinq cents livres, aux Jacobins et aux Cordeliers, cent livres; à chacun de ses domestiques, dix écus d'or, outre leurs gages et un habit noir; à son valet de pied, trente écus d'or pour lui faire apprendre un métier. Lors de l'inventaire fait après son décès, on ne trouva, dans deux bahuts placés aux pieds de son lit, que 700 écus et 141 pistoles.

Jacques Amyot fut l'un des humanistes dont l'action eut le plus d'influence sur l'orientation de la littérature française aux XVIe et XVIIe siècles. Il a, en outre, assoupli la langue et enrichi le vocabulaire.

Son histoire avec la Seine-et-Marne

 

amyot melunJacques Amyot est né dans une maison de la "Grande Rue" de Melun, aujourd'hui le 46 rue Saint Aspais où une plaque commémorative a été apposée. Il était le fils de Nicolas Amyot, petit marchand de peaux et d'aiguillettes, et de Marguerite d'Amour.

Il est éduqué par les bénédictins de l'Abbaye des Saints-Pères (aujourd'hui emplacement du Conseil général et de la Préfecture de Seine-et-Marne.

Une statue a été érigée en son honneur en 1860 et se trouve toujours à son emplacement initial, place de l'Hôtel de Ville à Melun. Une rue, un lycée et une place portent son nom.

 

 

Sources :

            - site Ville Bois le Roi

            - AD 77

            - Wikipédia

            - Fontainebleau-photo

            - apophtegme.com