CHAPU  Henri Michel Antoine  (1833 - 1891)

Sculpteur et médailleur

 

-Chapu.jpgHenri Michel CHAPU est né au Mée-sur-Seine (S & M) le 29 septembre 1833 dans une famille modeste. Il part pour Paris avec ses parents lorsque son père y devient concierge. Il suit les cours de l'École des arts décoratifs où ses bons résultats lui permettent d'entrer en 1849 à l'École des Beaux-Arts. il est l'élève de James Pradier, Francisque Duret et Léon Cognet.

Il remporte successivement, en 1851, le second prix de gravure en médaille, en 1853, le second prix de sculpture et en 1855, conjointement avec Amédée Doublemard, il remporte le Prix de Rome bien que son œuvre ait subit des dommages à la suite d'une chute pendant le transport.

chapu_jeanne-arc-au chateau de Chantilly.jpgA son retour à Paris en 1861, il est employé par des architectes pour exécuter des cariatides et des mascarons. Par la suite, il continue de collaborer à la décoration extérieure ou intérieure de plusieurs hôtels particuliers.

Sa production, très abondante, est souvent inspirée de l'antique. Il reçoit de nombreux honneurs et distinctions et devient l'un des sculpteurs "officiels" de la IIIe République.

Il réalise la Cantate pour l'Opéra de Paris, les Lettres pour la Sorbonne, le monument à Berryer pour le Palais de Justice de Paris. Il réalise aussi plusieurs dizaines de portraits, principalement sous forme de bas-relief, et monuments funéraires : Gustave Flaubert, Thiers, Le Verrier, Mgr Dupanloup, la duchesse de Nemours, la duchesse d'Orléans ....

L'œuvre qui le révèle au grand public est  le marbre de sa Jeanne d'Arc écoutant ses voix, exposé au salon de 1872 et aujourd'hui au Château de Chantilly.

Henri Chapu est nommé chevalier de la Légion d'Honneur en 1867 et officier en 1872.

Le 23 octobre 1880, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts et nommé professeur de modelage à l'Ecole des Beaux-Arts.

C'est à lui que la Société des gens de lettres avait initialement commandé une statue d'Honoré de Balzac, mais il est mort avant d'avoir pu exécuter son œuvre et n'a laissé que des esquisses et des ébauches de son monument. Chapu, de santé fragile, atteint d'une grippe pendant la grande épidémie de 1891, meurt en quelques jours d'une congestion pulmonaire le 21 avril 1891 à son domicile, 14 cité Vaneau à Paris 7e.

 Il est inhumé dans son village natal. Sur sa tombe figure une reproduction d'une de ses œuvres, Le Génie de l'Immortalité.

 

Son histoire avec la Seine-et-Marne

______________________________________________________________________________

 

Son ascendance seine-et-marnaise :

Pierre CHAPU - maître menuisier

Né vers 1699

Décédé le 6 avril 1753 à Ozouer-le-Voulgis

Epoux de Marie Claude GARDIEN

$

Thomas CHAPU - cordonnier

Né le12 janvier 1738 à Ozouer-le-Voulgis

Décédé le 1er janvier 1809 à Savigny-le-Temple

Marié le 8 février 1763 à Savigny-le-Temple

avec Marie Jeanne TURPLIN

Née le 16 janvier 1739 à Savigny-le-Temple

Décédée le 27 mars 1798 à Savigny-le-Temple

$

Antoine CHAPU - manouvrier

Né le 19 septembre 1776 à Savigny-le-Temple

Décédé le 18 janvier 1836 à Voisenon

Epoux de Rose Justine CHENAS

Née le 27 septembre 1772 à Voisenon

Décédée le 27 octobre 1844 à Saint-Mandé (94)

$

Julien CHAPU - cocher puis concierge

Né le 20 décembre 1811 à Voisenon

Décédé le 2 janvier 1869 à Paris 6e

Marié le 29 janvier 1833 à Voisenon

avec Claire LECOQ, cuisinière

née à Thoiry (78)

$

Henri Michel Antoine CHAPU - sculpteur, médailleur

Né le 29 septembre 1833 au Mée-sur-Seine

Décédé le 21 avril 1891 à Paris 14e

Inhumé au Mée-sur-Seine

Marié le 15 décembre 1880 à Paris 14e

avec Marie Euphémie COZETTE de RUBEMPRE

née le 14 février 1847 à Amiens (80)

                                             

-------------------------------------------------

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1b/Le_M%C3%A9e-Mus%C3%A9e_Chapu.jpg/280px-Le_M%C3%A9e-Mus%C3%A9e_Chapu.jpg

 

 

Créé en 1887, le musée Henri Chapu rassemblait les œuvres que le sculpteur avait données dès 1865 à son village natal. Construit à quelque distance de ce premier bâtiment tombé malheureusement dans le désintérêt, le nouveau musée, mis en place par la municipalité a été inauguré le 19 février 1977.

Celui-ci conserve une centaine de sculptures, dessins, plâtres originaux de l'artiste.

 

Sources :

               - site tourisme77 (Musée le Méé-sur-Seine)

            - site encyclopédie des sculpteurs français (wikiphidias)

            - Wikipédia

            - Topic-topos (monument Le Méé)