Désirée CLARY (1777-1860)

Annie HUOT, adhérente n° 1830

 

Le personnage.

Fille du riche fabricant et marchand de soie François Clary, échevin de Marseille, et de sa deuxième épouse Françoise Somis, Bernardine Eugénie Désirée Clary s'était fiancée officiellement avec Napoléon Bonaparte, le 21 avril 1795.

Mais le 10 mars 1796, il épouse Joséphine de Beauharnais

desiree_clary2"Vous êtes donc marié… Il n’est plus permis à la pauvre Eugénie de vous aimer, de penser à vous… Vous, marié ! Je ne puis m’accoutumer à cette idée, elle me tue. Je ne puis la supporter. Je vous ferai voir que je suis plus fidèle à mes engagements et malgré que vous ayez rompu les liens qui nous unissaient, jamais je ne m’engagerai avec un autre, jamais je ne me marierai."

Désirée Bernardine Eugénie Clary est désespérée. Celui qui lui écrivait des lettres enflammées, son fiancé qui l’assurait de tout son amour… s’est marié avec une autre ! Elle n’aurait jamais dû le laisser partir à Paris, le supplier de rester et de l’épouser, elle, et pas cette Joséphine de Beauharnais qui l’a certainement ensorcelé.

Il est vrai qu’après son départ, elle n’a pu répondre immédiatement à ses premières lettres, le plongeant dans un désarroi qui s’est vite transformé en amertume.

Mais comment faire autrement ?

image003 Sa mère l’a obligée à partir précipitamment pour Gênes. Alors, il s’est vexé, la vouvoyant désormais : "Vous serait-il déjà indifférent de m’écrire et apprendrez-vous déjà de mes nouvelles sans intérêt ?". Et puis, il est devenu cruel. Plutôt que de rompre élégamment en lui avouant qu’il était tombé amoureux d’une autre, il lui a fait comprendre que si elle n’obtenait pas le consentement de sa mère et de son frère aîné, Nicolas, à leur mariage, il serait préférable de "rompre toute relation avec lui". Hélas ! Comment une jeune fille pourrait-elle avoir l’audace de demander elle-même à se marier ? Impensable… Une dernière lettre vient donc lui annoncer le mariage de son bien-aimé, désormais général de l’Armée de l’intérieur, avec Joséphine, le 9 mars 1796. Ah ! Comme elle l’aimait son Bonaparte… un vrai déchirement…

Elle avait d’abord rencontré son frère, Joseph, dans l’antichambre d’un député chez qui elle s’était rendue avec sa belle-sœur pour demander la libération de son frère aîné. Endormie, esseulée après des heures d’attente, Joseph lui avait gentiment proposé de la ramener. Séduit par sa beauté, il était devenu l’ami de la famille et pensait l’épouser, dès sa seizième année. Mais lorsque son frère, Napoléon, avait lui aussi été introduit au sein de cette famille de riches négociants marseillais, il avait dû renoncer à son projet : "Dans un bon ménage, il faut que l’un des époux cède à l’autre. Toi, Joseph, tu es d’un caractère indécis et il en est de même de Désirée, tandis que Julie et moi, nous savons ce que nous voulons. Tu feras mieux d’épouser Julie. Quant à Désirée, avait poursuivit Napoléon, elle sera ma femme". Joseph épousa Julie le 1er août 1794.

Sa jeune sœur attendait son heure, espérant que le décès de son père ne remettrait pas en cause le mariage. Car sa mère n’appréciait pas ces militaires qu’elle trouvait ambitieux et sans le sou : "J’ai déjà bien assez d’un Buonaparte dans ma famille" se lamentait-elle…

 

Qu’importe ! Désirée et Napoléon avaient passé de délicieux moments ensemble, au début du printemps 1795, jouant à cache-cache dans la maison, se promenant seuls au clair de lune… Qu’elle était heureuse alors !

 

Maintenant, la belle jeune fille brune, fine et gracieuse, est anéantie, sanglote en permanence. Son bel amour l’a abandonné. "Mais dites-moi, méritais-je d’être traitée avec tant de cruauté, se plaint-elle à Napoléon. Ne vous ressouvenez-vous plus de nos engagements ? (…) Vous m’avez rendue malheureuse pour le reste de ma vie, et, j’ai encore la faiblesse de tout vous pardonner".

 

http://www.arcdetriomphe.info/static/images/officers/duphot.jpg Deux ans plus tard, Désirée accepte néanmoins d’épouser le général Léonard Duphot, un ami de Joseph. Comble de malchance, son fiancé meurt au combat, peu avant le mariage. Alors, lorsque se présente Jean-Baptiste Bernadotte, lui aussi très lié à Joseph, un beau jour de 1798, la jeune fille de 18 ans tombe sous le charme. Sa mère et son frère sont satisfaits. Général de l’armée napoléonienne, diplomate, voilà un beau parti pour Désirée. Qui plus est, il est amoureux d’elle depuis qu’il l’a vue lors de sa première visite chez les Clary, en 1790. A l’époque simple sous-officier, il était à la recherche d’un logement. Mais le père, François Clary, l’avait renvoyé vers son colonel avec une lettre expliquant qu’il préférait loger un officier plutôt qu’un simple adjudant fourrier. Quelque peu vexé, ce fils d’avocat à l’éducation soignée s’était juré de revenir, la tête haute.

 

images Désirée est séduite par ce bel officier béarnais de 35 ans aux yeux bruns et cheveux noirs, que l’on surnomme le "sergent Bellejambe" tant il est grand et svelte. Le mariage a lieu le 17 août 1798 à la mairie de Sceaux où il réside. Le jeune couple s’établit à Paris, près de la barrière de Monceau. Onze mois plus tard, Désirée donne naissance à un fils. A la demande de son parrain, Joseph, féru des poèmes d’Ossian, on le prénomme Oscar. Quant à Napoléon, il est alors bien malheureux… Cerné par les Turcs en Egypte, il est, de notoriété publique, trompé par sa femme. Bernadotte mène sa carrière tambour battant, devenant ministre de la Guerre puis maréchal de France malgré des relations plutôt tendues avec Napoléon. Car l’Empereur a besoin de ce meneur d’hommes courageux. N’a-t-il pas grandement contribué à la reddition des Autrichiens à Ulm et à la victoire d’Austerlitz contre les Russes ?

 

Fréquemment obligé de voyager, il entretient une correspondance abondante avec Désirée qu’il aime passionnément, se préoccupant de l’éducation de leur fils, des progrès de son épouse en danse, musique et autres arts. Madame de Récamier en est d’ailleurs jalouse et s’en plaint : "Expliquez-moi, dit un jour la belle Célimène à la jeune Marseillaise, comment il se fait que lorsque votre mari parvient à se trouver seul avec moi dans un bosquet, il me parle de politique !".

 

Sujet à de violentes colères, il arrive souvent à Bernadotte de terroriser ses officiers, sabre à la main, avec une fureur toute méridionale. Désirée les rassure : « N’ayez pas peur, il ne ferait pas de mal à un poulet ! ». Le 5 juin 1806, Napoléon le nomme prince de Ponte-Corvo, minuscule principauté enclavée dans le royaume de Naples. Une façon de récompenser son officier mais aussi peut-être de se faire pardonner sa muflerie envers sa petite fiancée. Il écrit d’ailleurs à son frère, Joseph : "Vous sentez que lorsque j’ai donné le titre de prince à Bernadotte, c’est en considération de votre femme [Julie Clary] car j’ai dans mon armée des généraux qui m’ont mieux servi et sur l’attachement desquels je puis plus compter… ".

Désirée et Jean-Baptiste habitent alors rue d’Anjou, dans un hôtel particulier qui devient bientôt le rendez-vous d’un cercle brillant d’amis fidèles.

 

Un destin exceptionnel attend pourtant Bernadotte car il vient de déposer sa candidature à la succession au trône de… Suède !

 

L’année précédente, une révolution a en effet chassé le roi Gustave IV, farouche opposant à Napoléon. Bernadotte, alors chargé d’opérer dans ce pays, a suspendu les hostilités, s’octroyant l’estime et l’affection des Suédois pour cette conduite loyale, fortement désapprouvée par l’Empereur.

 

L’oncle de Gustave IV, le duc de Sudermanie, est monté sur le trône sous le nom de Karl XIII. Mais à 61 ans, il n’a pas d’héritier et le prince Auguste d’Augustenbourg qu’il comptait désigner, vient de décéder subitement. La succession est donc ouverte. Napoléon, qui se mêle de tout en sa qualité d’Empereur d’Occident, pense proposer Berthier ou Murat. Cependant, un certain baron Otto Mörner, proche des Suédois et des Français, pense que Bernadotte, alors en totale disgrâce, serait un bien meilleur choix. Plutôt surpris, Bernadotte ne dit pas non au baron venu le solliciter, précisant qu’il faut, avant tout, "l’accord préalable du roi de Suède et l’approbation de l’Empereur des Français" pour une telle candidature. Napoléon donne son accord, persuadé que son maréchal n’a aucune chance.

 

L’occasion est inespérée. Bernadotte prépare sa campagne électorale avec soin, s’appuyant sur un commerçant français, Fournier, très bien introduit à la cour de Suède. Alors que le frère du défunt prince de Augustenbourg partait favori, il réussit à retourner la situation et placer Bernadotte en première position. "Bon mari, bon père, bon ami, bon chef, aimé de tous ceux qui l’entourent", le roi de Suède est séduit par Bernadotte et en fait finalement son candidat. D’autant plus qu’il a accepté d’abjurer la religion catholique pour la réformée.

 

La Diète l’élit le 21 août 1810 prince héréditaire de Suède, par dix voix contre deux. Napoléon est quelque peu surpris mais offre à celui qui va abandonner son titre de maréchal pour accéder au trône de Suède le rachat de sa principauté de Ponte-Corvo au prix fort : un million-or. Le rusé empereur a néanmoins une exigence : que Bernadotte s’engage à ne jamais porter les armes contre la France. Une condition inacceptable aux yeux du futur roi qui refuse : si Napoléon maintient son exigence, il renoncera au trône.

 

497PX-~1 L’empereur cède et Bernadotte devient officiellement le successeur du roi Karl XIII de Suède et son fils adoptif sous le nom de prince Karl Johan. La reine Hedwige est charmée : "Il a une belle figure, ce qui fait dire qu’il a l’air d’être né dans le rang qu’il occupe, de beaux yeux noirs et le teint basané… Il parle bien et il est éloquent". Quant à Désirée, cela ne lui fait ni chaud ni froid de devenir princesse royale de Suède. Sa sœur, ex-reine de Naples, n’est-elle pas désormais assise sur le trône d’Espagne ? Mais cette indifférence se change en désespoir lorsqu’elle apprend qu’elle doit se rendre dans son pays d’adoption :

— Je pensais que c’était comme Ponte-Corvo, un endroit dont nous allions prendre le titre,

 — Allons donc, lui gronde Bernadotte, il n’y a pas de quoi se plaindre, quand on vous offre un royaume !

 

Saluée par 256 coups de canons, son arrivée déçoit les Suédois qui la trouvent impolie et peu agréable. La reine la juge timide, nullement jolie et regrette son refus obstiné d’adopter la religion luthérienne.

Désirée retourne souvent à Paris, dans son cher hôtel particulier de la rue d’Anjou, délaissant la froideur nordique et ses "sujets".

 

Par contre, Bernadotte se montre à la hauteur, n’hésitant pas à refuser la fermeture des ports suédois à l’Angleterre, comme l’exige Napoléon. Au Conseil, il déclare : "Je vous prie d’oublier que je suis Français et que j’ai entre les mains de l’Empereur ce que j’ai de plus cher, ma femme et mon fils (Désirée est en effet à Paris avec leur fils). Songez seulement à cela que, si vous estimez l’alliance anglaise nécessaire à la Suède, il faut que le roi n’entre pas dans la tombe déshonoré et que la Suède reste indépendante".

 

Le prince Karl Johan n’hésite également pas à se battre, au nom de la Suède, contre Napoléon. En 1813, il prend la tête d’une des armées coalisées et bat à plusieurs reprises des généraux français au cours de la campagne de Saxe. Cet engagement pour son pays d’adoption lui vaut d’ailleurs encore aujourd’hui une réputation de « traître » au sein de l’opinion française.

 

Général de talent, il force le roi du Danemark, en janvier 1814, à signer la paix de Kiel et à lui céder la Norvège.

A sa façon, Désirée trahit aussi, donnant à Bernadotte, tandis qu’elle séjourne à Paris en 1814, des informations sur les déplacements de l’Empereur et les effectifs de l’armée française. Lors de la bataille de Waterloo, elle a totalement tourné la page de son ancien fiancé, ce « misérable » qui a perdu sa famille et s’est perdu lui-même…

 

http://gw1.geneanet.org/garric?lang=fr;m=IM;d=26794347;p=armand;n=vignerot+du+plessis+de+richelieu;k=/armand.0.vignerot_du_plessis_de_richelieuEn février 1818, à la mort du roi Karl XIII, Bernadotte accède au trône de Suède sous le nom de Karl XIV Johan et reçoit la couronne de Norvège sous le nom de Karl III Johan. Désirée n’est pas à ses côtés, malgré ses suppliques : "Tu sais que, depuis 1815, j’ai ardemment souhaité ton retour près de tes affections. Aujourd’hui, ce n’est plus un souhait, c’est un besoin, une nécessité même. Je viens donc, avec la confiance que je ne cesserai jamais d’avoir en toi, te prier de ne pas différer de te mettre en route pour te rendre en Suède".

 

 Désirée ne veut pas retourner en Suède… car elle est amoureuse ! Un amour sans espoir pour le ministre des Affaires étrangères de Louis XVIII, le duc de Richelieu. Elle le suit partout, même en voyage, provoquant son agacement. Il tente de lui cacher ses déplacements, fait des crochets, loge dans les endroits les plus inconfortables. Mais la belle Provençale soudoie les domestiques et inéluctablement, retrouve la piste de son bien-aimé. Un vrai cauchemar pour le duc ! Seule la mort met fin à cette passion.

 

Après avoir passé des jours au chevet de sa dépouille, désespérée, Désirée se résigne enfin à venir à Stockholm pour régner. Ironie de l’histoire, son fils Oscar a épousé la princesse Joséphine de Leuchtenberg, fille aînée d’Eugène de Beauharnais, le fils de celle qui lui a pris Napoléon…

 

Elle décide de visiter le pays et se montre étonnée que les gens, qui ne parlent pourtant pas un mot de français, crient « Vi vill ha rein » sur son passage. Une phrase lancée sur ordre des autorités qui ne signifie pas « Vive la reine » mais « Nous voulons la pluie » en patois local ! L’accueil est chaleureux, les habitants d’habitude si peu expansifs sont enthousiastes de voir, enfin, leur reine. Elle prend le nom de Desidaria pour plaire à ses sujets mais n’arrive pas à apprendre le suédois. Bernadotte, qui a définitivement perdu l’habitude de la vie conjugale, ne fait plus attention à elle tout en vivant sous le même toit.

 

220px-Crownprince_Oscar_of_Sweden_painted_by_Joseph_Karl_StielerIl meurt le 8 mars 1844 d’une attaque d’apoplexie. Il se murmure que lors de sa toilette funèbre, on découvre pourquoi il n’avait jamais laissé aucun médecin l’examiner torse nu : cet ancien soldat de la République y aurait en effet fait tatouer "Mort aux rois" !

 

 Son fils lui succède sur le trône sous le nom d’Oscar Ier. Moins despotique que son père, l’une de ses premières mesures est d’instaurer la liberté de la presse. Il refuse néanmoins de réformer radicalement la constitution, au grand dam du Parti libéral. Sa priorité est d’améliorer la prospérité matérielle du royaume. Mais à 55 ans, il souffre de la cataracte et commence à perdre la vue. Opéré avec succès par un célèbre médecin britannique, William Wilde, il tient à le remercier en devenant le parrain de son fils, Oscar, futur dandy à scandale et génial auteur du Portrait de Dorian Gray.

 

En 1855, Désirée a 68 ans. Napoléon III lui envoie un émissaire, le maréchal Canrobert, pour négocier une alliance franco-suédoise. Ravie, la reine mère demande des nouvelles de Paris, de son hôtel particulier de la rue d’Anjou et lui parle de Marseille. Ah ! Le soleil de Marseille. Le maréchal est stupéfait de voir combien elle s’anime à l’évocation de ces souvenirs.

Desiree-Clary-1822En 1859, Oscar Ier décède des suites d’une longue maladie, laissant le trône au petit-fils de Désirée, Karl XV, couronné le 3 mai 1860. Elle a même le temps de connaître son arrière petit-fils qui règnera sous le nom de Gustave V jusqu’en 1950.

 

Le 17 décembre 1860, elle se rend au théâtre où elle est prise d’un malaise. Elle s’éteint doucement le soir même, sans avoir repris connaissance. On l’enterre dans l’église de Riddar-holmen, gravant sur sa tombe son seul prénom suédois, Désidaria.

Les descendants de la belle Marseillaise règnent aujourd’hui sur une grande partie des cours du Nord de l’’Europe :    
Suède, Norvège, Danemark, Belgique, Luxembourg…

 

Lorsqu’on vida le mobilier de son hôtel particulier de la rue d’Anjou, on trouva dans le tiroir d’un secrétaire les lettres qu’autrefois, Bonaparte avait envoyées à sa bien-aimée. Inquiet de ne pas avoir de ses nouvelles, il lui écrivait alors "Plus de lettres de toi, mon adorable amie. Comment as-tu pu rester onze jours sans m’écrire ? Serais-tu restée tout ce temps-là sans penser à moi ? Hâte-toi de l’écrire et de soulager mon cœur des incertitudes où ton silence le laisse…"

 

Son histoire avec la Seine-et-Marne

210px-Chateaugrange Créé au Moyen-âge, le domaine de la Grange-la-Prévôté est administré par un prévôt, d'où vient le qualificatif. Le parc est dessiné au XVIIIe siècle suivant le modèle des jardins « à la française » à partir d'une perspective de 5,5 kilomètres de long, d'Est en Ouest.

En 1800, le général Bernadotte acquiert le domaine de la Grange pour son épouse Désirée Clary et construit une grande bâtisse sur l'emplacement de l'ancien château ruiné. Désirée Clary cède le domaine à son frère Nicolas en 1823.  Son neveu, François-Jean, Comte Clary, hérite du domaine en 1846 et fut longtemps sénateur et maire de Savigny. Il y mourut en 1889. Sa femme, la comtesse Clary, née Sidonie Talabot, céda à la commune, en 1906, son école de filles dont le bâtiment existe toujours au vieux bourg de Savigny.

 

Le développement du domaine se poursuit au XIXème siècle par la famille Clary jusqu'en 1926. Durant cette période, le domaine ne cesse de s'étendre pour atteindre 1100 hectares, grâce à de nombreuses innovations dans le domaine agricole.

Le domaine est ensuite la propriété d'industriels, puis de l'Institut Gustave Roussy, spécialisé dans le traitement du cancer. Les activités de cette annexe cessent en 1997. La ville de Savigny-le-Temple décide alors de reprendre la gestion de ce site de près de 14 hectares, abritant un château de style Second-Empire, un parc et un vaste potager.

Les visiteurs peuvent découvrir tout au long de la visite, un parc aménagé « à la française » avec ses vastes allées de tilleuls puis découvrir sur la partie dite «à l'anglaise » une réplique de la grotte de Lourdes aménagé par François-Jean Clary et Sidonie Talabot au XIX siècle. Un parcours botanique d'une cinquantaine d'arbres est à visiter. Le jardin potager « CERES » est spécialisé dans la conservation des variétés d'origine francilienne. Y sont ajoutées des parcelles de plantes aromatiques, médicinales, moyenâgeuses, industrielles, tinctoriales, des parcelles de présentation de différentes espèces d'engrais vert, et une parcelle expérimentale de réintroduction des plantes « campagnes des moissons ».

 

Sources Internet :

www.parcsetjardins.fr

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Désirée Clary de Wikipédia en français (auteurs)

http://www.laprovence.com/article/loisirs/598954/le-fabuleux-destin-de-desiree-clary-1-2.html

http://www.savigny-le-temple.fr/content/histoire-savigny-temple#clary

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Oscar Ier de Suède de Wikipédia en français (auteurs)