Victor VASARELY  (1906 - 1997)

 

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Victor Vasarely (Győző Vásárhelyi), est né  le 9 avril 1906 à Pécs en Hongrie, Après son baccalauréat, il entreprend en 1925 des études de médecine à Budapest qu'il interrompt au bout de deux ans pour se consacrer à l'étude des beaux-arts. A partir de 1927, il fréquente l'Académie Podolini-Volkmann, une école de peinture privée.

 

Le premier tableau de Vasarely, parmi ceux qui nous sont conservés, témoigne du talent artistique de l'enfant : il s'agit d'un paysage qu'il peignit à l'âge de douze ans.

 

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Dès ses jeunes années, il fut à même d'assurer son existence grâce à ce don extraordinaire qu'il avait de réaliser d'étonnants dessins illusionnistes. Parallèlement à ses études artistiques, Vasarely travaillait à la création d'affiches publicitaires, des réalisations qui, pour l'essentiel, étaient la fidèle reproduction de produits industriels.

 

 

En 1929, il entre au Muhëly, connu comme étant l'école du Bauhaus de Budapest. Cette école créée par Alexandre Bortnyik sur le modèle du Bauhauss de Dessau, reprenait les enseignements dispensés en Allemagne. L'influence de cet enseignement sera considérable dans l'œuvre de Vasarely. Durant cette période, il s'initie aux tendances du constructivisme et découvre l'Art Abstrait. C'est alors qu'il réalise ses fameuses "étude bleue" et "étude verte" et qu'il adhère aux théories visant à promouvoir un art moins individualiste et plus communautaire, un art adapté aux mutations du monde moderne et du monde de l'industrie.

image004.jpgA cette époque, le gouvernement hongrois commence à associer les différents mouvements avant-gardistes au mouvement progressiste qui se développait en politique.

Comme un certain nombre de ses compatriotes, Vasarely quitte la Hongrie et s'installe à Paris en 1930 avec sa femme Claire. Il est engagé chez Havas, l'agence de publicité ainsi que chez Draeger, célèbre imprimeur de l'époque comme dessinateur-créateur.

 

C'est là qu'il effectue son premier travail majeur, Zebra (1938) considéré aujourd'hui comme le premier travail dans le genre Op art, (Optical Art), principe esthétique qui joue sur l'illusion optique.

 

Pendant les deux décennies suivantes, il développa son propre modèle d'art abstrait géométrique, travaillant dans divers matériaux, mais employant un nombre minimal de formes et de couleurs.

A partir de 1960, la couleur éclate dans les œuvres du "Folklore Planétaire". L'unité plastique est reprise composée de deux éléments géométriques qui s'emboîtent l'un dans l'autre, se combinent, se permutent.

Avec ces unités bicolores, aux tons puissants ou contrastés, le plasticien invente son Alphabet Plastique qui concrétise une idée datant du début du siècle chez les artistes abstraits, celle de dégager une méthode qui permet la création d'un langage universel compréhensible par tous.

 

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En 1959, Vasarely déposa le brevet de son invention la plus productive, l'unité plastique" : un module pictural de base formé d'un carré dans lequel s'intègre un motif      et qui, un peu à la manière des lettres d'un alphabet, permet des combinaisons presque illimitées de couleurs et de formes.

 

 

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A partir de 1968, jouant sur la déformation des lignes, Vasarely définit ses "structures universelles", puis s’engage dans la célèbre période "Vega" où les gonflements induits par la déformation des éléments qui les composent, traduisent des formes qui s'échappent du plan pour créer ses spectaculaires volumes. A travers des œuvres telles que "Feny" (1963), "Vega Tek" (1968) et "Vega 200" (1968), le plasticien cherche à évoquer l'univers insaisissable des galaxies, les pulsations cosmiques et la mutation biologique de la cellule.

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Vasarely travailla également pour de nombreuses entreprises et métamorphosa, avec son fils Yvaral, en 1972, le logo de Renault.

 

 

 

 

 

Vasarely dont l’œuvre monumentale s’étala sur plus d’un demi siècle fut inspiré par Gordes en Provence: période « cristal ». Là, il accomplit la restauration du château qui deviendra un musée didactique, premier maillon de la Fondation architectonique d’Aix-en-Provence

 

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La fondation Vasarely est une institution à but non lucratif, reconnue d'utilité publique en 1971.
Elle comprend le musée didactique de Gordes (1970-1997) et le centre architectonique d'Aix-en-Provence (1976) ainsi que deux musées « didactiques » à 
Pécs (1976) et à Budapest (1986).

 

En 1970, il est décoré Chevalier de la Légion d'Honneur.

En 1983, il est nommé citoyen d'honneur de la ville de New York.

En 1990, il est promu Grand Officier de l'Ordre du Mérite.

Après une longue maladie, il s'éteint le 19 mars 1997 à près de 90 ans.

 

Son histoire avec la Seine et Marne

 

Vivant à Paris, Victor Vasarely décide d’acheter la maison d’un céramiste à Annet-sur-Marne, où il habite avec sa famille dès 1962 et jusqu’à sa mort en 1997.

Vasarely maison à Annet.jpgIl était déjà très célèbre lorsqu’il se fixa à Annet où il installa son atelier et poursuivit son œuvre créatrice. Vasarely et son épouse Claire vivaient tranquillement à Annet, rue aux Reliques, dans une grande propriété qui abritait deux ateliers, le petit où l’artiste travaillait et le grand où s’affairaient ses collaborateurs et qui servait de salle d’exposition des grandes fresques et maquettes d’intégrations architectoniques.

 

 

 

 

Vasarely  Annet.jpgIl offre à la ville vers 1970 une sculpture de la série des « bidimes », représentant deux cubes de Képler emboîtés, pour orner l’entrée de la salle des fêtes. Depuis, une école primaire y porte son nom.

 Citoyen d’honneur de la ville de Villeparisis, il a réalisé une sculpture en forme de V, exposée devant le centre culturel de la ville.

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Vasarely tombe à Annet.jpgA la mort de Mme Vasarely, le 27 novembre 1990, son mari fit édifier une pierre tombale, dans le cimetière d'Annet,  sur laquelle il fit graver le cercle et le carré, de l'unité plastique, qui symbolisent son œuvre. À la mort de Victor Vasarely, le 15 mars 1997, son fils, le peintre Yvaral, compléta le tombeau par une stèle où figurent quelques mots de son père concernant la vision de l'artiste :"Ce n'est pas le nom de l'artiste qui doit briller mais son œuvre" (Vasarely 1965)

 

Sources :

            - Vasarely (Médiathèque de Combs-la-Ville.)

            - Mairie d'Annet sur Marne

            - patrimoine-artistique.upmc

            - Fondation Vasarely