Monographie.

 

Pour le centenaire de 1789, le gouvernement demanda à chaque instituteur de rédiger une monographie sur sa commune. Il s'agit d'un témoignage particulièrement intéressant sur l'époque Les communes n'ayant pas eu, à l'époque « son» instituteur ne peuvent avoir de monographie de cette période, par exemple la commune de Cesson (77).

 

Ces monographies sont consultables aux Archives départementales pour chaque commune concernée.

 

 

COMBS-LA-VILLE

 

Monographie communale

 

Par

E.COLIN

 

1889

 

Référence Archives Départementales : 2 MI218

 

Départements

de

Seine et Marne

 

Ecole de

Combs-la-Ville

 

Dirigée par Mr. E. Colin

 

=============================================================

 

 

 

Périmètre de la commune.

 

Population 881 habitants.

 

La commune de Combs-la-Ville, très agréablement située entre la forêt de Sénart et la rivière d’Yerres, fait partie du canton de Brie-Comte-Robert, de l’arrondissement de Melun, et du département de Seine-et-Marne.

 

 

Elle est bornée par les communes dont les noms suivent : au nord par Varennes (Seine et Oise) ; au nord-est par Brie-Comte-Robert ; à l’est par Grégy ; au sud-est  par Evry-les-Châteaux ; au sud par Moissy-Cramayel, au sud-ouest par Lieusaint ; à l’ouest par Tigery ; au nord-ouest par Quincy-sous-Sénart, ces deux dernières sur le département de Seine-et-Oise. 

 

Un procès-verbal de délimitation en date du 15 janvier 1809, a ainsi fixé le périmètre de Combs-la-Ville.

 

Limites avec Varennes                              Limite avec Brie-Comte-Robert                Limite avec Grégy                                       Limite avec Evry-les-Châteaux                Limite avec Moissy-Cramayel                  Limite avec Lieusaint                                 Limite avec Tigery                                      Limite avec Quincy-sous-Sénart

Limites avec Varennes                              Limite avec Brie-Comte-Robert                Limite avec Grégy                                       Limite avec Evry-les-Châteaux                Limite avec Moissy-Cramayel                  Limite avec Lieusaint                                 Limite avec Tigery                                      Limite avec Quincy-sous-Sénart

 

4584 mètres

2666 mètres

2235 mètres

1979 mètres

1978 mètres

2377 mètres

1511 mètres

2159 mètres

4584 mètres

2666 mètres

2235 mètres

1979 mètres

1978 mètres

2377 mètres

1511 mètres

2159 mètres

 

Soit un total de 22.489 mètres, dont 8.254 avec Seine-et-Oise.

 

La rivière d’Yères sépare entièrement Combs-la-Ville de Varennes et de Brie.

 

 

Superficie.

 

La superficie de la commune est de 1448 hectares, 47 ares, 46 centiares qui se répartissent ainsi qu’il suit en 1840, époque de l’établissement  du cadastre :

 

Terres                                                            Vignes et terre à vignes                             Bois                                                               Près                                                               Vergers                                                         Mares en terrains vagues                         Jardins                                             

Sol des propriétés bâties                          

Total des contenances imposables           

 

Eglise et cimetière                                      Chemins et places publiques                  Rivières et ruisseaux                                 Autres propriétés communales               

Total général                                              

 

 1157 h   20 a    7 ca

     56      59     78

     19      27     76

     43      11     15

       3      41     44

     13      19     05

     14      52     49

       6      82     67

 

  1414      81    21

 

 

      0 ha  26 a   22 ca

    26       30      16

      5       48      86

      1       61      01

 

1448      87       43

 

L’étendue du territoire cultivée en vignes est aujourd’hui moins grande qu’en 1840. Depuis une quinzaine d’années les gelées et la maladie ont détruit une partie des vignes et celles qui ont subsisté ont perdu leur vigueur passée.

D’autre part, les bois occupent une superficie plus grande. Ils croissent là ou jadis on voyait des vignes prospèrent.

Par suite de nombreux drainages opérés sur le territoire, il n’ya pratiquement plus de mares. Elles ont été pour la plupart remplies, et sont maintenant livrées à la culture.

En 1840, le nombre des maisons avec leur revenu avait été fixé ainsi qu’il suit :

 

Nature de propriété

Classe

Nombre

Revenu

Maisons

 

 

 

 

 

 

Pressoirs

Moulins

Tuileries

Hors classe

           1ère

           2ème

           3ème

           4ème

           5ème

           6ème

 

              9

              3

            10

            18

            38

            42

            62

              1

              2

              1

 

 

         2700

           360

           900

         1260

         1710

         1470

           640

             80

         2560

           430

       12110

 

Le revenu imposable des propriétés bâties présents, pour la période écoulée entre l’époque de la formation du cadastre et de l’année 1882, une augmentation de 5.347 francs.

Cette somme jointe aux 12.110 francs sus donne, pour l’année 1882, un total de 17.457 francs.

En 1887, le contrôleur et les répartiteurs ayant visité toutes les propriétés bâties, il en résulte une augmentation provenant des constructions nouvelles ou de celles non imposées précédemment.

Le revenu actuel est de 19.627 francs.

En 1840, le revenu total des propriétés non-bâties était de 65.806 francs 24 centimes. Pour l’année courante, il est de  64.881 francs 46 centimes.

La différence provient des constructions nouvelles, de l’élargissement des chemins et de la création de nouvelles voies.

Ce chiffre est au-dessous de la vérité pour la raison que quantité de terrains considérés comme vagues en 1840, sont aujourd’hui cultivés, et que beaucoup de terres qui étaient de 5ème classe en 1840, formant aujourd‘hui des bois d’agrément, des jardins et des parcs.

 

Centimes le franc pour l’année 1888

 

Propriétés non-bâties                                Propriétés bâties                                          Contribution personnelle et mobilière     

0,2472613

0,2507940

1,3863220

 

 

            Le montant des quatre contributions directes pour 1888 est de 36.327 francs 05 centimes.

 

 

ALTITUDE.

 

Forêt de Sénart : 84 mètres

Moulin de Vaux-la-Reine : 30 mètres

Le dictionnaire de Joanne porte 109 mètres, mais il y évidemment erreur.

 

 

LONGITUDE

 

14 ° de longitude Est, sur le clocher.

 

LATITUDE

48°40’ de latitude Nord.

La 41ème minute du 48ème degré suit le chemin de Grande Communication N° 48 depuis le pont de chemin de fer jusque vers le Groupe scolaire.

 

COURS D’EAU.

 

La rivière d’Yerres ne traverse pas le territoire de la commune, mais elle lui sert de limite sur une longueur 7250 mètres, dont 4584 mètres avec le département de Seine et Oise. Elle forme de nombreux îlots dont les principaux sont l’Ile aux Prêtres, l’Ile Mory (parc Chardin) et l’Ile de Monsieur près de Vaux-la-Reine, et qui autrefois faisait partie de la paroisse de Combs-la-Ville.

L’Yerres est large de 15 mètres environ, et profonde de 3 à 5 mètres. Son cours est lent et sinueux.

Profondément encaissée et bordée sur ses deux rives de peupliers et de saules qui lui donnent un aspect charmant, elle attire de nombreux artistes qui trouvent là de curieux sujets d’étude.

Aussi voyons-nous chaque année au Salon de peintures, quelques toiles représentant un coin quelconque de ce frais cours d’eau.

L’Yerres fait l’ornement des superbes parcs de Combs-la-Ville et de Quincy-sous-Sénart.

 

VOIES DE COMMUNICATION.

 

La commune de Combs-la-Ville a le grand avantage d’être sillonnée par de nombreuses voies de communication. On y remarque une ligne de chemin de fer, une route nationale, deux chemins de grande communication, dix chemins vicinaux et trente-six chemins ruraux et rues.

En voici la nomenclature avec les longueurs respectives.

 

Chemin de fer.

 

Ligne de Paris à Lyon et à la Méditerranée sur une longueur de trois kilomètres, avec une station désignée sous le nom de « Combs-la-Ville  Quincy ».

Cette station dessert Combs-la-Ville, Quincy, Varennes, Boussy, Grégy, Evry les Châteaux, et Tigery.

 

Route nationale.

 

Route nationale n° 5 bis, limitrophe avec Grégy et Evry les Châteaux, sur une longueur de 637 mètres.

 

Chemins de grande communication.

 

1° le chemin de grande communication n°48, de Rozoy à Combs-la-Ville qui sort du territoire d’Evry et aboutit à celui de Quincy sous Sénart (Seine et Oise) ; longueur 5646 mètres.

2° le chemin de grande communication n°50 de Brie à la Chapelle-la Reine, qui abandonne le territoire de Brie au pont au Diable et se dirige vers Lieusaint ; longueur 4190 mètres.

 

Chemins vicinaux.

 

1° chemin vicinal n°5 du territoire de Moissy à celui de Grégy. Il passe près la ferme d’Egrenay, traverse le chemin vicinal n°8 de Combs-la-Ville à Evry par Egrenay et traverse en outre le chemin de grande communication n°48 ; longueur 2595 mètres.

 

2° chemin vicinal n°6 qui commence à l’entrée du village sur le chemin de grande communication n°50, et se termine au moulin du Breuil ; longueur 475 mètres.

 

3°le chemin vicinal n°7qui prend naissance dans le village, au chemin de grande communication n°48, et aboutit au territoire de Moissy-Cramayel, longueur 1870 mètres.

 

4° le chemin vicinal n°8 qui a son origine dans le village, près de la ferme des Copeaux. Il traverse le chemin de grande communication n°48, passe à la ferme et à la tuilerie d’Egrenay, et quitte le territoire pour entrer dans celui d’Evry ; longueur 3823 mètres.

 

5° le chemin vicinal n°9. Il commence près du pont du Chemin de Fer, sur le chemin de grande communication n°48, se dirige vers la forêt de Sénart et se termine sur le chemin de grande communication n°50, à la limite des communes de Combs la Ville, Tigery et Lieusaint ; longueur 1930 mètres.

6° le chemin vicinal n°10, ancienne embranchement du chemin de grande communication n°48, récemment déclassé. Le chemin commence à ladite route 48, près de l’avenue de la Gare, et se termine au pont de Varennes ; longueur 1220 mètres. 

 

Chemins ruraux

Longueur en mètres

 

1

 

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

27

28

29

30

31

 

Chemins de Varennes à Moissy 1ère partie                                                                  2ème partie     Chemin de la Courterie

Chemin de Tremblesseaux

Chemin de Grégy                                                 

Chemin des Fourches                                             Chemin des Patis                                                     Chemin de la Brèche du gué                                 Chemin du Bois l’Evêque                                    Chemin de l’Eschatillon                                          Chemin des Etriviers 1ère partie                           Chemin des Etriviers  2ème partie Borne Blanche          Allée des Princes                                                    Chemin de Lieusaint                                            Chemin de Vaux-la-Reine                      

Chemin de la Forêt                                                   Chemin de l’Abreuvoir                                             Chemin des Brandons                                            Chemin des Vignes          

Chemin du pas du mulet                                        Chemin de la Croix-rouge

Chemin de Vaux à Quincy                      

Chemin de la Bouillonne                                        Chemin de Varennes (bordure) 

Chemin latéral à la voie ferrée                               Chemin du viaduc                                                   

Chemin d’Ormoy                                                  

Chemin des Marnières                                            Chemin de Vaux à Varennes                                  

Chemin des Ecoles                                                

Sentier Quincy ou des Villas                  

Sentier Boulose                                            

 1636

 1446

   541

   390

   463

   462

   784

   158

 1382

   445

 1276

   778

 2345

 2090

   763

   508

   524

   432

   744

   290

   480

   363

   194

   314

   230

   275

   220

   220

     40

   330

   165

   140

.

Indépendamment des chemins ci-dessus désigné, il existe dans la forêt de Sénart un certain nombre de routes forestières appartenant à l’Etat.

 

Rues

 

1

2

3

4

5

6

7

 

Rue Boissière

Rue Saint Jacques

Rue Batelière

Rue de la Grande Ferme

Rue Mollet

Avenue de la Gare

Avenue des Villas  

 

206 mètres

166

  22

184

  45

565

370

 

 

Soit en résumé :

 

 

Routes nationales                                          Chemins de grande communication       Chemins vicinaux                         

Chemins ruraux     

Rues

 

                        Total                                     

 

     637 mètres

   9836

 11913

 20840

   1612

 ---------

 44844 mètres

 

 

           

Forêts.

 

On trouve sur le territoire de la commune :

 

1° une partie de la forêt de Sénart, appartenant à l’Etat, d’une superficie de 56 hectares environ.

Les principales essences de bois sont : le chêne, le charme, le bouleau, le tremble, le noisetier, le frêne, l’orme, le cormier, le châtaignier, le hêtre, l’érable, l’acacia, l’aulne, le sauvageon, le marceau, l’alisière, le sapin.

 

2° le bois l’Evêque, ainsi nommé parce qu’il appartenait autrefois à l’Evêché de Paris. Sa superficie est de 12 hectares 50. Essences : chêne, bouleau, noisetier, charme, tremble, châtaignier, frêne, acacia, etc.

 

3° le bois aux loups, dont l’étendue est de 9 hectares environ, renferme les  espèces suivantes : l’acacia, l’orme, le chêne, le noisetier, le marceau, le frêne, le sauvageon, etc.  

 

On ne tire parti de ces bois que pour le chauffage. Quelques beaux arbres sont cependant débités comme bois de charpente et de charbonnage.

 

 

Curiosités naturelles.

 

Toutes les belles propriétés qui se remarquent à Combs-la-Ville, sont situées sur  la rive gauche de l’Yerres, et descendent jusqu’à ce frais cours d’eau par une pente rapide.

Plusieurs de ces propriétés, et particulièrement celles de Monsieur Henry Chardin et Poulain de Corbion, renferment des arbres exotiques d’une rare beauté.

L’avenue de la Gare avec sa double rangée de grisards, est la joie des nombreux artistes qui ont fait de Combs la ville un nouveau Barbizon.

De cette avenu, on aperçoit, semés sur la pente opposée, les villages de Quincy, Varennes, Périgny, Mandres, et les ruines du monastère de Jarcy.

Les hauteurs de Brunoy et de Villeneuve-Saint-Georges apparaissent dans le lointain, environnées d’une brume légère.

On croirait avoir devant les yeux une des plus belles toiles de Corot.

Du côté du couchant se trouve le curieux site de Vaux-la-Reine, cuneus feodi, comme il est désigné dans le petit cartulaire de l’Evêché en 1228.

En cet endroit, l’Yères est brusquement arrêtée dans son cours par une barrière naturelle de plus de trente mètres de hauteur.

 

C’est là que s’élevait jadis le fameux château de Vaux-la-Reine, fondée par la belle-sœur de Louis IX, Jeanne de Toulouse, et maintes fois habité par des rois et des reines de France.

S’il était donné à la trop fameuse Isabeau de Bavière, qui avait fait de cette demeure son séjour favori, de visiter à nouveau son domaine, quelle ne serait point sa stupeur de sentir la colline éveiller sous le poids des lourdes machines de la voie ferrée, et d’apercevoir au fond du vallon cette resplendissante lumière électrique qui, au milieu des ténèbres environnantes, produit un effet magique et transforme ces lieux en une véritable habitation d’enchanteur.

A deux cents mètres environ de Vaux-la-Reine et sur le versant gauche de l’Yerres, se rencontrent quelques rochers qui rappellent de loin ceux de la forêt de Fontainebleau.

Il existe au pied du coteau, une source qui par sa pureté, pourrait, dit on, rivalisée avec certaines sources recherchées pour leur efficacité.

La rivière d’Yerres, avec son cours sinueux et paisibles, ses bords pleins d’ombre et de mystère, et ses hautes cultures environnantes, peut aussi être classée parmi les curiosités naturelles de l’endroit.    

 

Curiosités artistiques.

 

Les touristes de passage à Combs-la-Ville ne manquent pas de visiter le pont du Breuil, très pittoresque avec ses arches antiques.

A la vue de ces moellons croulants, les gens du pays, ne peuvent s’empêcher d’évoquer le passé et de se représenter par la pensée les propriétaires du moulin qui, il y a 230 ans posaient la première pierre du pont, et en signe d’allégresse faisaient couler à flots le vin des coteaux d’alentour.

Il faut noter aussi les ruines du château de Vaux-la-Reine, dont il sera parlé dans la troisième partie de travail.

Ces derniers vestiges du passé consistent dans quelques pans de murs, dans des souterrains de plus en plus impénétrables, et dans quelques dallages récemment découverts, qui ne peuvent donner une idée de l’importance de cette habitation seigneuriale.

On remarque encore les restes du fief de Menchy.

Les maisons de plaisance sont nombreuses dans cette localité. Ce sont autant de petits châteaux remarquables par la pureté du stylé et par leur position au-dessus de l’admirable vallée de l’Yerres.

 

Chapitre II

 

Nature du sol.

 

La terre dans la plus grande parie du territoire de la commune, est argileuse, c'est-à-dire qu’elle est pesant, grasse, compact, tenace et ductile, lorsqu’elle est suffisamment humectée ; elle durcit à mesure qu’elle sèche sans que ses parties se séparent.

Le sol est aroile-calcaire dans certains autres endroits.

La plaine du Breuil et celle de la Couture sont sablonneuses.

 

 

 

Principaux produits des cultures locales.

 

Les principales productions sont : le blé, l’avoine, le seigle, l’orge, les pommes de terre, les betteraves à sucre et fourragères, le trèfle, la luzerne, le sainfoin, les prairies naturelles, le raisin, les pommes et poires à cidre.

 

Tableau des principaux produits pour l’année 1888.

 

 

Désignations des cultures

Surfaces cultivées en hectare

Hectolitres

Quintaux.

 

Blé

Seigle

Orge

Avoine

Pommes de terre

Betteraves

Trèfle

Luzerne

Sainfoin

Prairies naturelles

Vignes

 

 

350

27

8

320

12

37

6

150

8

22

21

 

7864

1496

120

13440

 

 

 

 

 

 

200

 

 

 

 

 

2000

15000

240

6720

321

660

 

 

 

 

Elevage du bétail.

 

L’élevage proprement dit du bétail n’a pas lieu à Combs-la-Ville.

Les vaches sont en petite quantité, et leurs veaux livrés à la boucherie.

Quant aux moutons leur nombre va toujours diminuant à cause du peu de bénéfices qu’ils offrent. Pour la même raison l’élevage des agneaux ne se fait plus que sur une faible échelle.

Les volailles sont assez nombreuses dans les fermes, mais elles ne forment pas l’objet  d’un élevage particulier.

On compte dans la commune une quarantaine de ruches qui produisent en moyenne 130  kilos de miel.

 

 

Commerce et industrie.

 

Combs-la-Ville est une commune essentiellement agricole. Son commerce consiste donc dans la vente des produits des champs.

Le blé, l’orge, l’avoine, les fourrages et les pailles s’écoulent sur Paris soit par voitures soit par chemin de fer.

Quant aux betteraves sucrières, elles sont livrées à la sucrerie de Lieusaint, proche de quatre kilomètres.

Les seules industries qui se rencontrent à Combs-la-Ville sont les suivantes :

 

1° une fabrique de tuiles ou de briques de peu d’importance, occupant une dizaine de personnes.

2° le moulin du Breuil dont les farines alimentent quelques boulangers des alentours.

Une fabrique de lampes électriques incandescente, dont l’installation sur l’Yerres n’est pas encore terminée.

 

Combs-la-Ville, à cause de sa position sur l’Yerres et sur la ligne PLM, pourrait certainement devenir un centre industriel de quelques importances, mais le malheur est que les bords de la rivière sont presque partout limités par les parcs de grande valeur, et que les prix des loyers sont trop élevés pour les ouvriers, tous les logements disponibles étant avidement recherchés par les personnes qui aspirent     à se retirer à la campagne.    

De plus les denrées alimentaires sont fort chères et il faut réellement avoir superflu pour habiter cette localité étant favorisé par la nature.

 

 

PS : La deuxième et la troisième partie de la monographie de la commune de Combs-la-Ville se trouvent dans un autre travail que j’ai intitulé « Combs-la-Ville à travers les âges ».

Note : Les deux volumes cités ci-dessus ont disparus. Heureusement, Eugène Colin avait réalisé un condensé de ces deux livres dans un recueil intitulé « Combs-la-Ville à travers les âges ». Il a offert cet ouvrage en 1922. Il est aujourd’hui aux Archives Municipales de Combs-la-Ville.